C’est l’histoire d’une rencontre…

Un jour, je me suis lancée le pari fou d’écrire un livre. Pleine de doutes et navigant à vue, j’ai travaillé sans relâche sur ce manuscrit qui m’obsédait depuis de nombreuses années. 

Un été, j’ai décidé de le peaufiner dans le cocon d’une librairie à Leucate appelée Les Libreurs

Quel meilleur endroit pour écrire qu’un tel lieu ! Entourée des mots et des histoires, des écrivains que j’admire, je vais arriver au bout de la première réécriture. Il y en aura sept autres. 

Les mois passent, le projet avance, il prend forme. Au fil de mes (nombreuses) visites (oui je suis addict aux livres 😉 le padawan d’écriture que je suis rencontre Olivier et Lucie, les deux super libraires qui animent Les Libreurs et qui portent, à bout de bras parfois, ce lieu de convivialité et d’échanges.

Quand je fais le choix de passer par l’édition indépendante, je dois faire le deuil de voir un jour mon livre en librairie. C’est un privilège réservé aux romans issus des maisons d’édition. 

Et puis un jour, je prends mon courage à deux mains et je leur en parle. D’une voix peu assurée, j’évoque ce roman sur lequel je travaille : Là où mènent les pas brisés. En parallèle de nos discussions sur les livres que j’achète ou sur ceux qu’ils me conseillent, on échange aussi sur les aléas de l’édition indépendante. Quand le projet touche à sa fin, je finis par oser leur demander s’ils accepteraient que je mette quelques exemplaires en dépôt-vente à la librairie.

Leur réponse va bien au-delà de mes espérances. Non seulement, ils acceptent, mais ils me proposent de venir en parler à la librairie lors d’une rencontre avec les lecteur.ice.s.

Cette rencontre a eu lieu hier, dans le cocon bienveillant de ce lieu que j’adore.

Nous avons parlé de mon parcours de lectrice (et de mon bac+6 en achat de livres), de mon processus d’écriture, de ce qu’implique le choix de l’édition indépendante. 

Je mesure ma chance d’avoir pu vivre un tel moment.

C’est l’histoire d’une rencontre qui permet à une jeune fille de réaliser un rêve d’enfant.

Merci Lucie et Olivier.

Vive les librairies indépendantes !!